
La prestation compensatoire, prévue par les articles 270 et suivants du Code civil, vise à compenser la disparité que la rupture du mariage crée dans les conditions de vie respectives des époux. Son objectif est de rétablir, autant que possible, un équilibre économique entre les ex-conjoints après le divorce.
Dans ce cadre, les droits à la retraite, actuels et surtout futurs, constituent un élément majeur dans l’évaluation de cette disparité, en particulier lorsque l’un des époux a fait des sacrifices professionnels au profit de la famille ou de la carrière de l’autre.
Prise en compte des sacrifices professionnels
Lorsqu’un époux a interrompu ou limité son activité professionnelle pendant le mariage pour :
cela a nécessairement un impact sur sa carrière et, par conséquent, sur ses droits à la retraite.
Le législateur et la jurisprudence considèrent ainsi que ces éléments doivent être pris en compte dans l’évaluation du montant de la prestation compensatoire, car ils traduisent un déséquilibre économique futur, souvent irréversible.
La Cour de cassation et les juridictions de fond rappellent régulièrement que la prestation compensatoire ne s’apprécie pas uniquement en fonction des revenus actuels, mais aussi en tenant compte :
Ainsi, un époux qui, au moment du divorce, perçoit des revenus modestes mais dispose de droits à la retraite significatifs peut voir le montant de la prestation compensatoire réduit, voire écarté.
À l’inverse, un époux qui dispose de faibles droits à la retraite en raison de sacrifices professionnels effectués au cours du mariage peut légitimement prétendre à une prestation compensatoire plus conséquente.
Plusieurs arrêts de la Cour de cassation viennent appuyer cette analyse :
Les avocats doivent être particulièrement attentifs à la production de pièces permettant d’établir :
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La Cour de cassation a jugé, le 15 octobre 2015, que le coût des réparations liées à la présence de termites non détectée par le diagnostiqueur constitue un préjudice certain ouvrant droit à indemnisation.
La saisissabilité d'un compte joint dépend du statut du co-titulaire : entre époux, le créancier doit identifier les fonds propres du débiteur, tandis qu'entre concubins, il revient au débiteur de prouver que les sommes déposées lui appartiennent.
Dans un arrêt du 13 décembre 2012, la Cour de cassation a jugé qu'un époux peut demander un partage complémentaire pour des biens ou dettes oubliés et a rappelé le devoir de vérification du notaire lors de la liquidation du régime matrimonial.
Il s'agit là de la seconde loi adoptée dans les suites du Grenelle contre les violences conjugales un peu plus de six mois après celle du 28 décembre 2019 visant à agir contre les violences au sein de la famille.
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