Partage
Menu
Accueil > Actualités > Droit des personnes > Erreur médicale en question: la charge de la preuve

Erreur médicale en question : la charge de la preuve

Deux époux, agissant tant en leur nom personnel qu'au nom de leurs filles mineures, recherchent la responsabilité d'un Centre hospitalier privé, à la suite des graves séquelles dont leur fille, née par césarienne dans cet établissement, dans un état d'hypoxie avancée, demeure atteinte. La cour d'appel de Lyon rejette leur demande en retenant surtout que l'absence de tracé du rythme cardiaque foetal pendant quelques minutes ne permet pas de connaître l'état foetal pendant cette période, mais que les enregistrements par la suite, d'interprétation particulièrement difficile, révèlent des alternances de ralentissement du rythme cardiaque et des retours à la normale, et que dès lors que le rythme a été considéré comme pathologique, les médecins sont intervenus en pratiquant la césarienne dans un délai particulièrement rapide.

L'arrêt est cassé par la première chambre civile de la Cour de cassation au visa des articles 1315 et 1147 du Code civil.

Selon la haute juridiction, la cour d'appel a inversé la charge de la preuve.

Faute d'enregistrement du rythme foetal pendant plusieurs minutes, il incombe à la clinique d'apporter la preuve qu'au cours de cette période, n'est survenu aucun événement nécessitant l'intervention du médecin obstétricien.

Cass. 1re civ., 13 décembre 2012, n° 11-27347

Partager cette page :

Les articles recommandés

Droit des successions

Le juge saisi d'une demande en partage ne peut ordonner que le partage total d'une indivision successorale. Il ne peut ordonner un partage partiel portant sur des biens aisément divisibles telles que des liquidités, en l'absence d'accord des autres indivisaires.

Lire la suite
Droit des personnes

La Cour de cassation rappelle, dans un arrêt du 7 octobre 2015, que l'article 1293 alinéa 3 du Code civil n'interdit pas au créancier d'aliments de solliciter la compensation entre les sommes qui lui sont dues et celles qu'il doit à son débiteur.

Lire la suite
Divorce

L'article 1442 du Code civil subordonne la validité des donations de biens communs au consentement des deux époux.

Lire la suite
Droit des personnes

Dans le cadre d'une mesure d'assistance éducative, le juge des enfants doit en principe fixer à tout le moins la périodicité du droit de visite accordé au(x) parents(s) de l'enfant.

Lire la suite

Pourquoi choisir VP Avocats ?

Humanité
et bienveillance
Accompagnement
et solutions sur-mesure
Technicité
et expertise
Déontologie
Cabinet Pontoise
12, rue Séré Depoin
Cabinet L'isle Adam
6 rue Mellet, Carré Mansart Bâtiment A

Ils en parlent le mieux Avis clients

Ludivine Claquin
Très satisfaite des services de Mme Peureux. Elle a été très à l'écoute et a fait de son mieux pour avancer et cloturer le dossier. Merci encore 🙂
Hervé Petry
Je recommande vivement maître Vesvres que j’ai découvert sur internet en me fiant aux avis publiés. Je confirme en tout point les qualités décrites. C’est une avocate particulièrement professionnelle, précise, rigoureuse et efficace. Son dynamisme, sa force de travail et sa claire connaissance des contentieux dont elle à la charge la désigne tout spécialement comme une avocate de choix et de confiance. Elle est spécialement à l’écoute mais aussi et surtout de très bon conseil pour définir une stratégie adaptée, en comprenant rapidement le cas qui lui est présenté et pour accompagner jusqu’au bout les clients qu’elle défend en faisant montre d’un très grand engagement. C’est donc pour toutes ces raisons que je recommande sans réserve Maître VESVRES.
sophie CREPIN
Je remercie Maitre Vesvres pour son sens de l'éthique, sa persévérance et sa maîtrise du droit, qui ont été des atouts précieux qui ont grandement contribué à l'issue positive du dossier.

Un cabinet à Pontoise et L'Isle-Adam, proche de vous. 
Expertise reconnue en droit de la famille et immobilier.